Nous avons tous besoin d’être reconnus dans notre vie. Le besoin de reconnaissance est un besoin fondamental pour chaque être humain qui commence des la naissance. « Il a été reconnu par son père » : Démarche administrative lourde de sens !

Dans l’absolu, l’être humain, dès sa naissance, a besoin du respect et de la tendresse de ceux qui l’entourent. Nos parents et nos proches sont le premier cercle social chargé de nous offrir de la reconnaissance, du respect et de la tendresse. Il est possible que pendant les premières années de votre vie, vous n’ayez pas reçu le respect et la reconnaissance de votre famille. Il se peut que ces liens d’affection n’aient pas été les plus appropriés dans votre cas. Cela risque de développer une faible estime de soi.

C’est à la naissance que se crée le besoin de reconnaissance : l’enfant doit être reconnu par ses parents comme le leur, un membre du clan qu’ils vont aimer et protéger. Sinon, il sera rejeté et abandonné. A l’époque de Cro-Magnon les hommes étaient recouvert de poils et dans ces poils les bébés pouvait s’accrocher et être accepté er reconnus par leur mère. Plus tard il y a eu un détachement du poil et aussi parallèlement un détachement du lien qui unissait l’enfant à sa mère. L’enfant a donc cherché d’autres moyens pour être reconnu. Parfois cela se passe par les bêtises qu’il commet car ils attirent l’attention de son parent et il se fait gronder et mais au moins il est reconnu. Selon l’adage il vaut mieux boire d l’eau pollué que pas d’eau du tout !

 Dans des orphelinats d’Europe de l’Est, des bébés se sont laissés mourir par manque d’attention : par carence en personnel, ils n’étaient que nourris, mais pas touchés ni dorlotés et restaient dans leur petit lit toute la journée, sans affection. Mais pour recevoir de l’affection, l’enfant doit être reconnu comme un être aimable que sa mère ou une autre personne a envie de chérir. La formule consacrée quand un enfant né est « il a été reconnu par son père ».

L’enfant nié n’est ni vu, ni reconnu : il n’existe pas. Celui qui est frappé est vu et existe, même si le moyen de communication du parent est la violence.

Un jeune enfant qui touché, caressé, embrassé, par ss paretns, pourra croîtrre physiquement et entalement. Ces caresses, ces paroles aimants,lui transettent le message: "Tu existes, tu es bien vivvant,nous te reconnaissons,nous t'aimons." Un enfant recherche d'abord des stimulations positives agréables: sourire, baisers, caresses, paroles gentilles.

 Plus tard, à travers nos relations sociales, nous obtiendrons la reconnaissance de nos amis et de nos conjoints. Parfois pour être reconnu nous sommes même amené à développer des relations malsaines, juste pour être reconnu, se faire maltraité au travail voir insulté

A l’inverse un dirigeant peut satisfaire son besoin de reconnaissance en étant injuste avec es employés, et en étant «  reconnu » comme un tyran mais au moins à ses yeux il existe et il est reconnu

C’est ainsi que Eric Berne a développé l’économie des signes de reconnaissances.
Pour lui les signes de reconnaissances qu’il appelle « stroke » qui veut dire à la fois contact, coup et caresse.

Un signe de reconnaissance est une unité d'attention envers une personne.

Un bonjour, un sourire, un regard,

unes écoute attentive,

un geste brutal,une gifle

Un compliment, un encouragement,

une accolade, un baiser

une dévalorisation, une mechanceté.

Il retranscrit bien les différentes facettes que peut recouvrir un stroke.

Usuellement, on dit qu’il  3 typologies de strokes :

  • Verbal / non verbal : ex un sourire
  • Positif (perçu comme tel par celui qui le reçoit) / négatif (perçu comme tel par celui qui le reçoit)
  • Conditionnel (portant sur l’agir) / Inconditionnel (portant sur l’être)

Voici quelques exemples de strokes verbaux :


                                     POSITIF                                              NEGATIF

conditionnel                   ta presentation est d'enfer                   ton introducion n'est pas claire

inconditionnel               tu es génial                                           tu me déçois
 

On peut rajouter une 4è typologie :

  • Référence interne / Référence externe : privilégier les strokes donnés par soi-même ou donnés par autrui

 

Selon Eric  Berne les signes de reconnaissances sont omniprésents, essentiels, « à géométrie variable », inépuisables.

 

Omniprésents : ils sont partout dans toutes nos relations avec les autres. : « Tout acte qui implique la  reconnaissance de la présence d’autrui » et cela commence par le simple « Bonjour »

 

Essentiels :

Les strokes sont essentiels pour notre survie psychologique (voire notre survie tout court). Le besoin de reconnaissance fluctue selon les individus mais il existe toujours. On fait fréquemment référence à l’étude réalisée par René Spitz après-guerre dans des pouponnières aux Etats-Unis. Il s’était rendu compte que des nourrissons bien que maintenus au chaud, bien nourris, soignés, dépérissaient par manque de contact physique avec les adultes (caresses, câlins…). Les strokes nous sont aussi essentiels que l’air que nous respirons. Tellement essentiels que tout comme nous sommes prêts à respirer un air pollué que de ne pas respirer du tout, nous sommes prêts à accepter n’importe quel stroke négatif plutôt que de ne pas avoir de stroke du tout

A géométrie variable :

Selon l’activité que nous menons, la typologie, le nombre et l’intensité des strokes varient.

Dans un échange simple avec le boulanger, l’intensité du signe de reconnaissance sera faible, en revanche dans un échange intense avec mon amoureuse ou avec mon patron à propos d’un dossier important le stroke sera beaucoup plus fort.

Plus un stroke est intense plus il assouvit notre besoin de reconnaissance. Par contre, il est également moins prévisible et est potentiellement plus destructeur.

Inépuisables

Il n’y a aucune limite aux signes de reconnaissance que nous pouvons donner autour de nous. Nous pouvons en donner autant que nous voulons, en recevoir autant que nous le désirons. Ca, c’est la théorie. Au quotidien, nous nous  comportons comme si les stokes étaient une denrée périssable, voire une denrée rare. 

Nous avons tous un besoin de reconnaissance qui nous est spécifique, plus ou moins intense, plus ou moins orienté vers un certain type de stokes. Certains ont un grand besoin de reconnaissance dans leur travail et leur capacité professionnelle, d’autres ont un grand besoin dans leur relation amoureuse de sentir qu’ils sont aimés en permanence et recevoir sans cesse des autres des signes d’amour.

Ce besoin de reconnaissance est fonction de notre éducation, de notre histoire, du contexte socioculturel dans lequel on vit. Chaque personne utilise à sa manière les outils à sa disposition, adopte certains comportements pour assouvir son besoin de reconnaissance et confirmer l’image de soi qu’elle s’est forgée.

Il faut apprendre à gérer ces signes de reconnaissance d’une façon intelligente pour ne pas être ou en demande perpétuelle ou en carence perpétuelle.
Une façon de gérer les signes de reconnaissance sont les filtres à stroke

Le filtre à stokes : il sert à maintenir l’image que nous avons de nous-mêmes, il ne laisse nous atteindre que les stokes conformes à cette image.

Comment se rend-on compte que quelqu’un « filtre », qu’il ne reçoit pas pleinement un stroke ?

On voit alors une incongruité entre le message envoyé et leur réaction :

Par exemple :

« - Ta question était très pertinente.  Oh, elle m’est venue par hasard »

« Tu es très gentille » «  Oh non c’est normal »

« Ta présentation est superbe » « Cela n’a pas été très difficile à faire »

etc…

Au-delà de l’utilisation de ces outils, chacun met  en place son propre système de gestion des flux de stokes, en fonction de son histoire et du contexte socioculturel.

C’est l’économie des stokes. On doit la théorie de l’économie des stokes à Claude Steiner. Cette économie se décompose en 5 modalités : Recevoir, Refuser, Donner, Demander et Se donner à soi-même.

    

       ref                    REFUSER                  signes inconditionnels negatifs

-------------------------------------------------------------------------------------------------

       externe             RECEVOIR                signes conditionnel

                               DONNER                   et inconditionnels positifs

                               DEMANDER

        ref interne       SE DONNER

Les strokes et l’échange de signes de reconnaissance permettent de :

 

Comment être bien avec soi-même et avec les autres ? Comment avoir des relations positives avec nos proches ?

Comment sortir des échanges négatifs qui font si mal ? Comment savoir dire ce qui va, mais aussi ce qui ne va pas sans blesser, rejet

Nos relations quotidiennes au travail, en famille, avec les amis.... nous apportent un lot de difficultés, de désillusions, de frustrations... là où nous attendons équilibre, richesse, satisfaction. Beaucoup de gens souffrent de ne pas être reconnus

La bonne gestion des signes de reconnaissance nous permet de mieux vivre notre vie au quotidien. En particulier refuser tout ce qui ne nous enrichit pas et tous les signes  de reconnaissances négatif et inconditionnels en particulier. Nous pouvons réagir face à un tel jugement par une phrase du type «  C’est  ton avis et je ne le partage pas »

 

Les signes de reconnaissance sont omniprésents dans notre vie et nous ne pouvons pas les ignorer. Bien vivre sa vie c’est apprendre à bien gérer ces signes afin que nous ne soyons jamais en pénurie mais non plus jamais étouffé par des signes de reconnaissances négatifs.

 

Vous existez à partir du moment où vous décidez de vous reconnaître : n’attendez pas des autres, ce que vous pouvez faire vous-même

 


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